« Colum McCann, 44 ans, est à mes yeux l’un des futurs monstres sacrés de la littérature mondiale. Il a publié deux romans à succès, Danseur et Zoli, mais surtout un ouvrage culte qui ausculte comme nul autre les entrailles de New York et jongle avec les métaphores, des tunnels aux gratte-ciel, Les saisons de la nuit. Son nouveau roman, Et que le vaste monde poursuive sa course folle, peut se lire comme le prolongement des Saisons de la nuit, le deuxième volume de sa mise à nu de l’âme de la plus grande cité de l’univers. [...] À partir de l’exploit réalisé en 1974 par le funambule Philippe Petit (danser sur un fil d’acier entre les deux tours du World Trade Center, à quatre cent mètres de hauteur, en toute illégalité), Colum McCann entrelace le destin de personnages qui n’ont rien en commun et dont la vie bascule au cœur d’une mégalopole qui dévore ceux qui viennent y chercher refuge. Ses personnages sont des marginaux. Des déclassés. Ces sont les clodos du métro, les Noirs dans l’Amérique blanche, les junkies défoncés à l’acide et au speed, les curés à la foi chancelante, les ados bousillés par la rue, les prostituées lessivées... Ceux qui, chaque fois qu’une jolie branche pousse sur leur arbre, voient le vent venir la briser. L’humanité dans ce qu’elle a de pire. La lie de la lie. Mais McCann parvient, dans une langue superbe, à introduire la beauté là où gisent la violence, le crime, l’abomination. On referme ce livre subjugué. Et l’on se rend compte à quel point la littérature, lorsqu’elle est porté à ce degré d’incandescence, permet d’élargir notre horizon, de lutter contre nos préjugés. »
François Busnel, Lire |
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« L’imagination du romancier ne tient qu’à un fil. Colum McCann est un funambule. Comme Philippe Petit qui donne l’impression de se promener dans les airs, l’auteur de Et que le vaste monde poursuive sa course folle, marche en équilibre d’une histoire à l’autre. A New York des personnages qui subissent le joug de la destinée et atteignent leur point de non-retour alors que la silhouette d’un extraterrestre défie la mort entre les Twin Towers. »
Jean-Claude Lamy, Le Midi Libre (Juré du Prix littéraire du Festival du Cinéma Américain de Deauville) |
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« Ecriture haletante, phrases télégraphiques, un verbe, pas de verbe, peu importe, il faut à l’écrivain irlandais décrire l’effervescence, le souffle du monde, les pensées qui zigzaguent et se fondent dans l’instant. McCann excelle dans l’exubérance, dans la bousculade verbale. »
Yves Simon, Paris-Match
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« Dans ses livres précédents, (Les Saisons de la nuit, Danseur, Zoli), comme dans ce nouveau récit, une rue, un regard, une attitude permettent à Colum McCann d’imaginer un monde à mille lieues du sien, et dans lequel, pourtant, il déambule avec aisance. Et sa manière de réinventer des vies, de les relier entre elles, de nous perdre pour mieux nous rattraper, n’en finit pas de nous impressionner. »
Pascale Frey, Elle |
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« [...] comme toujours avec McCann, l’essentiel est là. Cette aisance à montrer l’humain dans son combat quotidien avec la réalité. Cette empathie pour les plus fragiles, les moins glorieux. [...] On se perd un peu dans ce tourbillon de vies reliées entre elle par la souffrance et la perte. Mais c’est peut-être le but de la manœuvre. Décrire une ville, New York, dans son effervescence, ses moindres frémissements. Et une époque, les années 70, où malgré la guerre en Asie, la fin de l’ère hippie, un homme pouvait encore se prendre pour un oiseau sur un fil tendu entre deux tours sans risquer plus qu’une peine symbolique. »
Bruno Corty, Le Figaro littéraire Lire l’article
http://www.lefigaro.fr/livres/2009/08/20/03005-20090820ARTFIG00309-comme-un-oiseau-sur-un-fil-.php |
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« Ce roman se reçoit comme un instantané qui saisirait autant de tranches de vie comme pour cristalliser l'ampleur du combat que l'homme est amené à livrer quotidiennement dans sa lutte avec l'ange. Bien que le choc de la déflagration se ressente à chaque page, McCann rappelle que si la douleur n'est pas vaine, c'est précisément parce qu'elle révèle à elle-même une humanité qui semblait s'ignorer. »
Benoît Legemble, Le Matricule des Anges |
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« Et que le vaste monde poursuive sa course folle est un roman hyperconstruit et documenté, une mécanique de précision dont on ne voit pas les rouages masqués par les coups de chaleur et de coeur halluciné. Colum McCann se sert de petites histoires pour raconter la grande. Le vaste monde surgit de l'intime, des détails des fenêtres ou des portes que l'on entrouvre pour aspirer la lumière et les sons de la cité électrique. »
Philippe Chevilley, Les Echos |
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« Généreux, complexe, passionné, prophétique, ce grand roman new-yorkais fait résonner des fracas de vies et apparaît comme un des tours de force de la rentrée étrangère. »
Isabelle Falconnier, L'Hebdo (Suisse) |
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« Et que le vaste monde poursuive sa course folle n’anticipe pas seulement le New York post-11/09/2001, il compose un âpre et fabuleux roman choral au-dessus duquel danse une note aiguë : la geste d’un funambule au sommet des Twins. Ou la figure de l’infatigable espérance. »
Philippe Nassif, Glamour |
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« Colum McCann excelle à décrire finement la naissance de l’amour comme l’approche de la fin, la manière intime de bercer son deuil ou de se réfugier dans la mémoire de l’enfance. A tel point qu’il parvient à réveiller chez le lecteur ses propres souvenirs enfouis, à décrire exactement ses propres impressions encore informulées. Un roman qui, par son souffle métaphysique et sa sagesse, donne le vertige. Tout simplement. »
David Fontaine, Le Canard enchaîné |
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« Le dernier roman de Colum McCann est un immense creuset pour les voix éperdues de personnages en quête d’amour et de paix. Un requiem polyphonique pour une ville qui change, un cri d’alarme presque désespéré, un élan de tendresse acharné. »
Hugo Pradelle, La Quinzaine littéraire |
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« Lisez Et que le vaste monde poursuive sa course folle et vous verrez des personnages en trois dimensions se découper hors des pages. »
Florence Noiville, Le Monde |
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